Pendant longtemps la DOULEUR a été considérée comme un phénomène essentiellement physique. La conception de la douleur a évolué et le caractère plurifactoriel est mis en évidence dans la définition qu’en donne l’institut international de l’étude de la douleur (définition devenue référence dans le monde médical).

La douleur est « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, en réponse à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en des termes évoquant une telle lésion ».
La douleur n’est donc plus réduite aux seules causes lésionnelles, elle est aussi subjective. Chacun la ressent différemment.

Il y a 4 composantes de la douleur :

  • la composante sensorielle : caractérisée par la localisation, l’intensité, la durée, l’évolution de la douleur.
  • la composante émotionnelle : si la douleur est désagréable, inquiétante, insupportable…
  • la composante cognitive : correspond à la façon de gérer la douleur, de l’interpréter, vivre avec …
  • la composante comportementale : exprimer la douleur par le corps ou par la parole (position, plainte, grimace).

Ces aspects sont à prendre en compte dans l’accompagnement de la gestion de la douleur par la sophrologie.

Deux types de douleur

La douleur aigue : atteinte tissulaire brutale, récente ( moins de 3 mois), douleur- alarme qui révèle un danger potentiel ou existant.

La douleur chronique : C’est une douleur qui résiste malgré les traitements ( plus de 3 mois). Son intensité peut varier, elle peut disparaître, et réapparaître sans cause évidente. Elle a des répercussions sur la vie au quotidien.

La sophrologie et la douleur

La pratique de la sophrologie a un impact bénéfique dans la gestion de la douleur, l’aide à la guérison, et la qualité de vie des malades. C’est une aide complémentaire, souvent en collaboration avec le ou les professionnels de santé qui vous suivent (médecins, kinésithérapeutes, infirmières…). Mais elle ne se substitue en aucun cas à un traitement médical et / ou un suivi psychologique.

Parmi les facteurs utiles à travailler auprès d’une personne souffrante, on retrouve :

  • la respiration : prendre conscience et apprendre à développer sa respiration permet de la maîtriser et ainsi de l’utiliser pour gérer une douleur.
  • la relaxation : permet de réduire des douleurs dues à des tensions corporelles, ( stress = tensions musculaires = douleur).
  • les visualisations positives : toute image mentale positive se répercute à la fois sur le psychisme et sur le corps. Elles vont favoriser la sécrétion par notre cerveau d’une hormone l’endorphine agissant comme un véritable anti-douleur. Elle est délivrée naturellement lorsque nous éprouvons du plaisir : moments de bien être, de détente, de joie.

Suivant le type de douleur plusieurs approches sophrologiques sont possibles et différentes techniques proposées.
Un travail sur la gestion des émotions désagréables, les valeurs de vie peut être utile dans certains cas pour aider une personne souffrant d’une maladie chronique.

Autonomiser la personne dans sa pratique de la sophrologie est un point essentiel dans le parcours d’aide à la guérison.

Sophrologie et gestion de la douleur